Eau potable
Sur le territoire, la compétence « alimentation en eau potable » est assurée par 11 collectivités différentes:
- la commune de Bosc-le-Hard,
- la Métropole Rouen Normandie (MRN),
- la Communauté de Communes Terroir de Caux,
- et huit syndicats.
La population du territoire du Cailly Aubette Robec (soit 73 communes) est alimentée en eau potable grâce à 88 captages dont 39 sont situés sur le territoire. L’eau potable consommée est entièrement prélevée dans la nappe de la craie. Les captages sont souvent situés en fond de vallée exploitant une nappe peu profonde. Le nombre de captages pour l’alimentation en eau potable est variable selon les collectivités compétentes.
L’évolution des volumes prélevés par l’ensemble des captages situés sur le territoire montre une tendance à la diminution sur la période de 1994 à 2021. En 2019, 15,4 millions de m3 ont été prélevés pour l’Alimentation en Eau Potable sur le territoire
La production d’eau potable représente 80% des volumes prélevés sur l’ensemble du territoire.

Assainissements
4 types d’assainissement concernent le territoire du SBV CAR :
- L’assainissement collectif des eaux usées
- L’assainissement non collectif (ANC)
- L’assainissement des eaux pluviales
- Assainissement des effluents issus des activités industrielles et agricoles
Cliquez sur un onglet pour en apprendre plus sur les différents types d’assainissement :
L’intérêt des stations d’épuration
La compétence « assainissement collectif des eaux usées » est assurée par 13 collectivités différentes sur le territoire.
5 communes du territoire ne sont pas reliées à l’assainissement collectif :
- Les Authieux-Ratiéville,
- Claville-Motteville,
- Rocquemont
- et Critot + Auzouville-sur-Ry.
La population du territoire est raccordée à 24 stations d’épuration collectives dont 14 sont sur le territoire du Cailly Aubette Robec. Parmi ces stations, plus de la moitié est conforme en équipement et en performance au 31 décembre 2022 dont 5 présentes sur le territoire.

Un risque sanitaire important
La compétence « assainissement non collectif » est assurée par 10 collectivités différentes sur le territoire. Quasi 90% des dispositifs ne sont pas conformes dont la moitié porte un risque sanitaire ou environnemental.

La réutilisation de l’eau pluviale
À compléter

La pollution des eaux
Le rejet d’effluents industriels au réseau d’assainissement collectif est soumis à autorisation de déversement. Ces autorisations garantissent le suivi de la qualité du rejet d’effluents. Cependant, ces autorisations de déversement dans le réseau public trop souvent manquantes, il est impossible de contrôler les flux polluants émanant de ces activités.

Agriculture
Le territoire est fortement agricole sur sa partie amont, avec une surface agricole de plus de 20000ha soit quasi la moité du territoire. Le territoire compte plus de 400 exploitants agricoles sur son territoire.
Une tendance à la diminution de la surface agricole et du nombre d’exploitations sur le territoire est observée depuis 2015.
Les terres arables (hors jachères et prairies temporaires) représentent les ¾ de la surface agricole. Les principales céréales cultivées sur le territoire sont le blé (majoritaire), le maïs et l’orge.
Concernant les surfaces en cultures industrielles, le lin représente 64% de ces dernières, suivi par la pomme de terre (19%) et la betterave (16%). Le chanvre est quant à lui minoritaire et représente seulement 1% de ces surfaces.
Agriculture biologique
Pour l’année 2023, 25 exploitations en agriculture biologique (contre 7 en 2015) sont recensées. Les parcelles exploitées représentent 656 ha soit 3,3% de la surface agricole utile.
Les prairies permanentes représentent à elles-seules quasi 40% de la surface agricole en agriculture biologique et 53% avec les prairies temporaires et les jachères soit 2,2 fois plus que pour l’agriculture totale (conventionnelle et biologique confondues). La première culture en agriculture biologique sur le territoire est la luzerne et autres fourrages (99 ha, 15,1%), suivie du maraîchage/vergers (51 ha, 7,82%) puis du blé (39 ha, 5,9%).
Les prélèvements agricoles
Les prélèvements agricoles montrent une tendance à l’augmentation depuis 1994. Des fortes variations interannuelles peuvent être observées qui peuvent s’expliquer par des conditions météorologiques variables. En 2019, 52 221 m3 ont été prélevés pour l’usage agricole. L’origine de la ressource prélevée a également évolué puisque depuis 2003 la majorité de ces prélèvements sont réalisés en nappe alors qu’ils étaient majoritairement réalisés dans les eaux superficielles avant cette date. Les prélèvements agricoles comme l’irrigation restent marginaux sur le territoire du Cailly-Aubette-Robec.

Activités industrielles et artisanales
Les installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE)
Un grand nombre d’installations classées (dont les sites SEVESO) est localisé en fond de vallée. Le risque de pollution pour la ressource en eau et les milieux aquatique est donc particulièrement présent sur le territoire. A titre d’exemple, une pollution majeure, liée au déversement d’eau de javel à Montville a provoqué, en 2009, une mortalité piscicole totale sur près de 10 kilomètres de linéaire du Cailly.
956 sites industriels anciens ou encore en activité et 17 sites pollués sont répertoriés sur les communes du Cailly-Aubette-Robec.
L’artisanat
L’activité artisanale se concentre principalement sur le territoire de l’agglomération rouennaise.
Pour la ressource en eau en général, et au vu du contexte du territoire, les activités de garage, de pressing ou d’imprimerie situées à proximité d’une rivière ou d’une bétoire ont été identifiées comme celles présentant le plus de risque de pollution.
Les prélèvements industriels
Les prélèvements d’eau effectués par les industriels ont considérablement diminué depuis 2000. Ils représentent environ 4 à 5 millions de mètres cubes par an, soit 20% des volumes totaux prélevés sur le territoire. Cette baisse significative est due notamment à la fermeture de plusieurs sites industriels lors des dix dernières années, ainsi qu’à la mise en place de procédés de réutilisation des eaux par plusieurs acteurs économiques.
Les loisirs
Les activités piscicoles sont peu développées sur le territoire (en comparaison avec d’autres cours d’eau du Département de Seine-Maritime). Les cours d’eau n’offrent pas les conditions hydrobiologiques optimales favorables à la vie piscicole et des rempoissonnements en truite d’élevage sont nécessaires (faute de pouvoir assurer la reproduction de la truite sauvage).
L’eau et les rivières génèrent un potentiel d’attractivité sur les habitants, avec l’observation de la nature, les promenades, les évènements culturels. Cependant, ces activités ne sont pas très développées sur le territoire et les rivières restent assez peu valorisées (chemins, pistes cyclables…) d’un point de vue paysager.
Balade du Cailly??
Plusieurs clubs seinomarins de Canoë-Kayak ainsi que des kayakistes non licenciés dans une structure fédérale naviguent sur le Cailly. Cette rivière présente un intérêt technique pour la pratique en eau vive de cette activité. A l’inverse, il n’est pas recensé d’activités de canoë kayak sur le Robec et l’Aubette. Toutefois, ces cours d’eaux pourraient à l’avenir faire l’objet d’une valorisation pour la pratique de ce sport.
Le Cailly, la Clérette, l’Aubette et le Robec sont des cours d’eau non domaniaux, c’est-à-dire que le lit appartient aux propriétaires des deux rives (Art. L215-2 du code de l’environnement). Le propriétaire riverain possède la moitié du lit du cours d’eau mais pas l’eau. Un riverain propriétaire d’une berge ne peut pas interdire la baignade mais peut interdire aux baigneurs d’aborder sur sa berge ou de prendre pied sur le fond du lit.
Certaines communes du territoire ont pris des arrêtés interdisant la baignade en raison de problème de sécurité, d’une pratique non adaptée et d’une absence d’aménagement ainsi que la problématique d’accès aux berges privées.