La perception commune
Le changement climatique est perçu, à notre échelle, à travers deux éléments majeurs :
- L’évolution des conditions climatiques générales avec l’élévation des températures ;
- L’augmentation de la fréquence des aléas climatiques (plus grande intensité des pluies, périodes de sécheresses plus intenses et plus longues, évolution des vents…).
Ces évolutions entraînent des conséquences sur l’équilibre des écosystèmes et par conséquent, sur les activités humaines et la santé : raréfaction de la ressource en eau, inondation, sécheresse, effondrement de la biodiversité, érosion des sols et mouvements de terrain, …
Impact sur le territoire rouennais
Le territoire du Cailly Aubette Robec est impacté comme de nombreux autres par ces évolutions.
Au vu de l’augmentation des évènements extrêmes, certaines communes seront davantage impactées notamment par le risque inondation : l’aménagement de ces secteurs doit donc évoluer pour se préserver des risques d’atteinte des personnes et des biens. Cette adaptation nécessite, dans certains cas, une « recomposition territoriale » pour délocaliser les activités et infrastructures humaines devenues trop vulnérables.
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Des polluants de plus en plus présents
Concernant la qualité de l’eau, il a été constaté qu’avec l’augmentation de la température et la diminution des volumes d’eau, les capacités de dilution des polluants diminuent. Sans réduction importante des rejets de pollutions, les milieux aquatiques concentreront davantage de polluants et seront davantage fragilisés. En période de sécheresse, la diminution des débits et les étiages sévères entraînent notamment une surconcentration de polluants et donc une forte dégradation des milieux. Lors de précipitations intenses, les phénomènes de turbidité et de transfert de particules de pollutions sont accentués. Ces phénomènes sont déjà observés sur notre territoire avec l’augmentation de la turbidité de l’eau à la suite d’épisodes pluvieux et l’engouffrement rapide de l’eau de surface vers la nappe à la faveur de bétoires, par exemple (zone naturelle de communication directe entre la surface et le réseau souterrain). Or, la qualité de l’eau brute prélevée pour l’eau potable est notamment sensible aux précipitations et aux ruissellements de surface.

Des changements climatiques trop brusques
Concernant les activités agricoles, les évolutions sur les cultures sont déjà observées comme la précocité des cultures, les freins de développement liés aux fortes chaleurs, augmentation du besoin en eau, l’arrivée de nouveaux ravageurs, … L’intensité du changement climatique à venir sera déterminant pour les conditions d’exercice des agriculteurs et, par conséquent, pour l’alimentation et la filière agro-alimentaire associée.

Une biodiversité en chute libre
Le changement climatique, ajouté aux diverses pressions exercées par l’activité humaine, est la cause majeure d’effondrement de la biodiversité. Le rythme de disparition des espèces est considéré comme 100 à 1 000 fois supérieur au taux naturel d’extinction. Certains scientifiques considèrent qu’une sixième extinction de masse des espèces est en cours. De très nombreux milieux naturels sont également fragilisés ou détruits : 2 133 hectares de surfaces naturelles, agricoles ou forestières sont artificialisés chaque année en Normandie, ce qui correspond, en surface, à l’équivalent, d’environ un terrain de football toutes les quatre heures.
